“The Magic Flute”

by Wolfgang Amadeus Mozart libretto (French ⇄ German)


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PersonnagesPersonen
Sarastro
(grand-prêtre d’Isis et d’Osiris) — basse profonde

Tamino
(prince égyptien) — ténor

L’Orateur — basse

Premier Prêtre — ténor

Deuxième Prêtre — basse

Troisième Prêtre — basse

La Reine de la nuit — soprano colorature

Pamina
(sa fille) — soprano

Première Dame
(émissaire de la Reine de la nuit) — soprano

Deuxième Dame
(émissaire de la Reine de la nuit) — soprano

Troisième Dame
(émissaire de la Reine de la nuit) — mezzo-soprano

Premier Garçon — soprano

Deuxième Garçon — soprano

Troisième Garçon — alto masculin

Papageno
(oiseleur) — baryton

Papagena
(promise de Papageno, déguisée en vieille femme) — soprano

Monostatos
(Maure au service de Sarastro) — ténor

Premier Homme en armure — ténor

Deuxième Homme en armure — basse

Trois Esclaves — rôles parlés

Chœur

Prêtres, femmes, peuple, esclaves

Lieu et époque
Égypte, à une époque de conte de fées
Sarastro
(Hohepriester der Isis und des Osiris) — Bass

Tamino
(ägyptischer Prinz) — Tenor

Sprecher — Bassbariton

Erster Priester — Tenor

Zweiter Priester — Bass

Dritter Priester — Sprechrolle

Königin der Nacht — Sopran

Pamina
(ihre Tochter) — Sopran

Erste Dame
(Gesandte der Königin der Nacht) — Sopran

Zweite Dame
(Gesandte der Königin der Nacht) — Sopran

Dritte Dame
(Gesandte der Königin der Nacht) — Alt

Erster Knabe — Sopran

Zweiter Knabe — Sopran

Dritter Knabe — Alt

Papageno
(Vogelfänger) — Bariton

Papagena
(Papagenos zukünftige Frau, als alte Frau verkleidet) — Sopran

Monostatos
(ein Mohr im Dienst Sarastros) — Tenor

Erster Geharnischter — Tenor

Zweiter Geharnischter — Bass

Drei Sklaven — Sprechrollen

Chor

Priester, Frauen, Volk, Sklaven und Gefolge

Ort und Zeit
Ägypten, Märchenzeit
OuvertureOuvertüre
PREMIER ACTEERSTER AKT
La scène est un endroit rocheux parsemé
d’arbres ; de chaque côté se dressent des collines
aux sentiers franchissables, on aperçoit aussi
qu’un temple circulaire.
(À droite, Tamino descend d’un rocher, vêtu d’un
somptueux habit de chasse japonais ; il porte un
arc mais n’a pas de flèches ; un serpent le poursuit.)
Das Theater ist eine felsige Gegend, hier und da
mit Bäumen überwachsen; auf beiden Seiten sind
gangbare Berge, nebst einem runden Tempel.
(Tamino kommt in einem prächtigen japonischen
Jagdkleide rechts von einem Felsen herunter, mit
einem Bogen, aber ohne Pfeil; eine Schlange
verfolgt ihn.)
N°1 : Introduction

Tamino
À l’aide, à l’aide, ou je suis perdu !
Malheureuse victime du perfide serpent !
Dieux cléments, voilà qu’il approche !
Ah ! sauvez-moi, protégez-moi !
(Il s’évanouit ; aussitôt, la porte du temple s’ouvre
et trois dames voilées s’approchent, tenant
chacune une lance d’argent à la main.)


Les Trois Dames
Meurs, monstre terrible, par notre pouvoir !
Victoire, victoire ! l’exploit est accompli,
Tamino est libéré
grâce à l’audace de notre bras !
 
Nr. 1: Introduktion

Tamino
Zu Hilfe! Zu Hilfe! sonst bin ich verloren,
der listigen Schlange zum Opfer erkoren –
barmherzige Götter! Schon nahet sie sich,
ach rettet mich, ach rettet, schützet mich!
(Er fällt in Ohnmacht; sogleich öffnet sich die
Pforte des Tempels; drei verschleierte Damen
kommen heraus, jede mit einem silbernen Wurfspieß.)


Die Drei Damen
Stirb, Ungeheuer, durch uns’re Macht!
Triumph! Triumph! Sie ist vollbracht
die Heldentat! Er ist befreit
durch uns’res Armes Tapferkeit.
 
Première Dame
(l’observant)
Ah ! charmant jouvenceau, doux et beau...

Deuxième Dame
Oui, beau comme jamais je n’en vis !

Troisième Dame
Oui, oui, beau comme une image !

Toutes les Trois
S’il fallait consacrer mon cœur à l’amour,
je le ferais pour ce garçon.
Hâtons-nous auprès de notre Reine,
afin de lui porter cette nouvelle.
Peut-être ce beau jouvenceau
pourra-t-il lui rendre sa sérénité de jadis.

Première Dame
Allez donc et dites-le lui,
je resterai ici entre temps !

Deuxième Dame
Non, non, allez-y vous-mêmes,
c’est moi qui veillerai sur lui !

Troisième Dame
Non, non, cela ne se peut,
moi seule veux le protéger !

Première Dame
Je resterai ici entre temps...
Erste Dame
(ihn betrachtend)
Ein holder Jüngling, sanft und schön!

Zweite Dame
So schön, als ich noch nie geseh’n.

Dritte Dame
Ja, ja, gewiß! zum Malen schön.

Alle Drei
Würd’ ich mein Herz der Liebe weih’n,
so müßt’ es dieser Jüngling sein.
Laßt uns zu uns’rer Fürstin eilen,
ihr diese Nachricht zu erteilen.
Vielleicht daß dieser schöne Mann,
die vor’ge Ruh’ ihr geben kann.

Erste Dame
So geht und sagt es ihr,
ich bleib’ indessen hier. –

Zweite Dame
Nein, nein, geht ihr nur hin,
ich wache hier für ihn!

Dritte Dame
Nein, nein, das kann nicht sein,
ich schütze ihn allein!

Erste Dame
Ich bleib’ indessen hier ...
 
Deuxième Dame
C’est moi qui veillerai sur lui...

Troisième Dame
Moi seule veux le protéger...

Première Dame
... je resterai...

Deuxième Dame
... c’est moi qui veillerai...

Troisième Dame
... je veux le protéger...

Première Dame
... moi !

Deuxième Dame
... moi !

Troisième Dame
... moi !
 
Zweite Dame
Ich wache hier für ihn ...

Dritte Dame
Ich schütze ihn allein ...

Erste Dame
... ich bleibe ...

Zweite Dame
... ich wache ...

Dritte Dame
... ich schütze ...

Erste Dame
... ich!

Zweite Dame
... ich!

Dritte Dame
... ich!
 
Toutes les Trois
(à part)
Il faudrait que je parte ! Ah ! la bonne idée !
Elles resteraient volontiers seules auprès de lui.
Non, non, cela ne se peut !
Que ne donnerais-je pas
pour vivre avec ce garçon,
et le garder pour moi seule !
Mais nulle ne part ! cela ne se peut !
Mieux vaut donc que je parte.
Ô jouvenceau, aimable et beau,
ô fidèle garçon, adieu,
jusqu’à ce que nous nous revoyons !

(Les Dames sortent. Tamino revient à lui et voit le
serpent mort à ses pieds, mais entendant
quelqu’un s’approcher, il se cache. Papageno
entre, vêtu d’un manteau de plumes, portant sur
son dos une grande cage à oiseaux et tenant une
flûte de Pan.)

 
Alle Drei
(für sich)
Ich sollte fort! Ei, ei! wie fein!
Sie wären gern bei ihm allein.
Nein, nein, das kann nicht sein!
Was sollte ich darum nicht geben,
könnt’ ich mit diesem Jüngling leben!
Hätt’ ich ihn doch so ganz allein!
Doch keine geht, es kann nicht sein.
Am besten ist es nun, ich geh’.
Du Jüngling schön und liebevoll,
du trauter Jüngling, lebe wohl,
bis ich dich wiederseh’.

(Sie gehen alle drei zur Pforte des Tempels ab,
die sich selbst öffnet und schließt.)


Tamino
(erwacht, sieht furchtsam umher)
Wo bin ich?
Ist’s Fantasie, daß ich noch lebe?
Oder hat eine höhere Macht mich gerettet?
(steht auf, sieht umher)
Wie? –
Die bösartige Schlange liegt tot zu meinen Füßen?
(Man hört von fern ein Waldflötchen, worunter
das Orchester piano akkompagniert. Tamino
spricht unter dem Ritornell.)

Was hör’ ich?
Wo bin ich?
Welch unbekannter Ort! –
Ha, eine männliche Figur nähert sich dem Tal.
(versteckt sich hinter einem Baum)

(Papageno kommt den Fußsteig herunter, hat auf
dem Rücken eine große Vogelsteige, die hoch über
den Kopf geht, worin verschiedene Vögel sind;
auch hält er mit beiden Händen ein
Faunenflötchen, pfeift und singt.)

 
N°2 : Air

Papageno
Oui, je suis l’oiseleur,
toujours joyeux, holà hoplala !
Je suis connu
des jeunes et vieux dans tout le pays.
Je sais poser des pièges,
je connais tous les sifflets.
Voilà pourquoi je suis joyeux :
tous les oiseaux sont à moi !
Oui, je suis l’oiseleur,
toujours joyeux, holà hoplala !
Je suis connu
des jeunes et vieux dans tout le pays.
Si j’avais un filet pour attraper les filles,
je les attraperais par douzaines pour moi seul !
Je les enfermerais dans ma maison,
et elles seraient toutes à moi.
Et lorsque toutes les filles seraient à moi,
j’achèterais gentiment des sucreries
et à ma préférée
je les donnerais toutes.
Alors elle m’embrasserait doucement,
elle serait ma femme et moi son mari.
Elle dormirait à mes côtés
et je la bercerais comme une enfant.
 
Nr. 2: Arie

Papageno
Der Vogelfänger bin ich ja –
stets lustig heißa hopsasa!
Ich Vogelfänger bin bekannt
bei Alt und Jung im ganzen Land.
Weiß mit dem Locken umzugehn
und mich aufs Pfeifen zu verstehn!
Drum kann ich froh und lustig sein,
denn alle Vögel sind ja mein.
Der Vogelfänger bin ich ja –
stets lustig, heißa hopsasa!
Ich Vogelfänger bin bekannt
bei Alt und Jung im ganzen Land.
Ein Netz für Mädchen möchte ich,
ich fing’ sie dutzendweis’ für mich.
Dann sperrte ich sie bei mir ein,
und alle Mädchen wären mein.
Wenn alle Mädchen wären mein,
so tauschte ich brav Zucker ein:
die, welche mir am liebsten wär’,
der gäb’ ich gleich den Zucker her.
Und küßte sie mich zärtlich dann,
wär’ sie mein Weib und ich ihr Mann.
Sie schlief’ an meiner Seite ein,
ich wiegte wie ein Kind sie ein.
 
(Tandis que Papageno pose sa cage à terre,
Tamino s’avance et apprend que Papageno est un
garçon simple dont la connaissance du monde se
borne à sa cabane de chaume et à ses modestes
besoins ; il troque les oiseaux qu’il attrape contre
la nourriture que lui apportent les trois Dames de
la Reine de la Nuit, dont c’est ici le royaume.
Tamino, lui, est une prince dont le père gouverne
beaucoup de pays et beaucoup de peuples.
Papageno, qui est en vérité très effrayé à la vue de
la dépouille du serpent, prétend l’avoir lui-même
tué, mais les Dames, portant des masques,
viennent pour le punir. Elles lui donnent de l’eau
au lieu de vin, une pierre à la place d’un pain de
sucre et un cadenas pour sa bouche au lieu de
figues. Elles donnent à Tamino un portrait de la
fille de la Reine de la Nuit et lui promettent qu’il
connaîtra le bonheur s’il est capable de l’aimer.
Elles sortent, suivies de Papageno, laissant Tamino
seul, en contemplation devant le portrait.)

 
(Papageno pfeift und will nach der
Arie zur Pforte gehen.)


Tamino
(nimmt ihn bei der Hand)
He da!

Papageno
Was da!

Tamino
Sag mir, du lustiger Freund, wer du seist?

Papageno
Wer ich bin?
(für sich)
Dumme Frage!
(laut)
Ein Mensch wie du. –
Wenn ich dich nun fragte, wer du bist?

Tamino
So würde ich dir antworten,
daß ich aus fürstlichem Geblüte bin.

Papageno
Das ist mir zu hoch. –
Mußt dich deutlicher erklären,
wenn ich dich verstehen soll!

Tamino
Mein Vater ist Fürst,
der über viele Länder und Menschen herrscht;
darum nennt man mich Prinz.

Papageno
Länder? – Menschen? – Prinz?

Tamino
Daher frag’ ich dich!

Papageno
Langsam! Laß mich fragen. –
Sag du mir zuvor:
Gibt’s außer diesen Bergen auch noch Länder
und Menschen?

Tamino
Viele Tausende!

Papageno
Da ließ’ sich eine Spekulation
mit meinen Vögeln machen.

Tamino
Nun sag du mir, in welcher Gegend wir sind.

Papageno
In welcher Gegend?
(sieht sich um)
Zwischen Tälern und Bergen.

Tamino
Schon recht!
Aber wie nennt man eigentlich diese Gegend?
Wer beherrscht sie?

Papageno
Das kann ich dir ebensowenig beantworten,
als ich weiß, wie ich auf die Welt gekommen bin.

Tamino
(lacht)
Wie?
Du wüßtest nicht,
wo du geboren oder wer deine Eltern waren?

Papageno
Kein Wort! –
Ich weiß nicht mehr und nicht weniger,
als daß mich ein alter,
aber sehr lustiger Mann auferzogen
und ernährt hat.

Tamino
Das war vermutlich dein Vater?

Papageno
Das weiß ich nicht.

Tamino
Hattest du denn deine Mutter nicht gekannt?

Papageno
Gekannt hab’ ich sie nicht;
erzählen ließ ich mir’s einige Mal,
daß meine Mutter einst da in diesem
verschlossenen Gebäude bei der nächtlich
sternflammenden Königin gedient hätte. –
Ob sie noch lebt oder was aus ihr geworden ist,
weiß ich nicht. –
Ich weiß nur so viel,
daß nicht weit von hier meine Strohhütte steht,
die mich vor Regen und Kälte schützt.

Tamino
Aber wie lebst du?

Papageno
Von Essen und Trinken, wie alle Menschen.

Tamino
Wodurch erhältst du das?

Papageno
Durch Tausch. –
Ich fange für die sternflammende Königin
und ihre Jungfrauen verschiedene Vögel;
dafür erhalt’ ich täglich Speis’
und Trank von ihr.

Tamino
(für sich)
Sternflammende Königin! –
Wenn es etwa gar die mächtige
Herrscherin der Nacht wäre! –
Sag mir, guter Freund,
warst du schon so glücklich,
diese Göttin der Nacht zu sehen?

Papageno
(der bisher öfters auf seiner Flöte geblasen hat)
Deine letzte alberne Frage überzeugt mich,
daß du aus einem fremden Lande geboren bist.

Tamino
Sei darüber nicht ungehalten, lieber Freund!
Ich dachte nur –

Papageno
Sehen? – Die sternflammende Königin sehen? –
Wenn du noch mit einer solchen albernen
Frage an mich kommst, so sperr’ ich dich,
so wahr ich Papageno heiße,
wie einen Gimpel in mein Vogelhaus,
verhandle dich dann mit meinen übrigen
Vögeln an die nächtliche Königin
und ihre Jungfrauen;
dann mögen sie dich meinetwegen
sieden oder braten.

Tamino
(für sich)
Ein wunderlicher Mann!

Papageno
Sehen? – Die sternflammende Königin sehen? –
Welcher Sterbliche kann sich rühmen,
sie je gesehen zu haben? –
Welches Menschen Auge würde durch ihren
schwarz durchwebten Schleier blicken können?

Tamino
(für sich)
Nun ist’s klar;
es ist eben diese nächtliche Königin,
von der mein Vater mir so oft erzählte. –
Aber zu fassen, wie ich mich hierher verirrte,
ist außer meiner Macht. –
Unfehlbar ist auch dieser Mann
kein gewöhnlicher Mensch. –
Vielleicht einer ihrer dienstbaren Geister.

Papageno
(für sich)
Wie er mich so starr anblickt!
Bald fang’ ich an, mich vor ihm zu fürchten. –
Warum siehst du so verdächtig
und schelmisch nach mir?

Tamino
Weil – weil ich zweifle, ob du Mensch bist.

Papageno
Wie war das?

Tamino
Nach deinen Federn, die dich bedecken,
halt’ ich dich –
(geht auf ihn zu)

Papageno
Doch für keinen Vogel? –
Bleib zurück, sag’ ich, und traue mir nicht;
denn ich habe Riesenkraft,
wenn ich jemand packe. –
Wenn er sich nicht bald von mir schrecken läßt,
so lauf’ ich davon.

Tamino
Riesenkraft?
(sieht auf die Schlange)
Also warst du wohl gar mein Erretter,
der diese giftige Schlange bekämpfte?

Papageno
Schlange!
(sieht sich um, weicht zitternd
einige Schritte zurück)

Was da! Ist sie tot oder lebendig?

Tamino
Du willst durch deine bescheidene
Frage meinen Dank ablehnen –
aber ich muß dir sagen,
daß ich ewig für deine
so tapfere Handlung dankbar sein werde.

Papageno
Schweigen wir davon still –
freuen wir uns, daß sie glücklich überwunden ist.

Tamino
Aber um alles in der Welt, Freund!
Wie hast du dieses Ungeheuer bekämpft?
Du bist ohne Waffen.

Papageno
Brauch’ keine! –
Bei mir ist ein starker Druck
mit der Hand mehr als Waffen.

Tamino
Du hast sie also erdrosselt?

Papageno
Erdrosselt!
(für sich)
Bin in meinem Leben nicht
so stark gewesen als heute.

(Die drei Damen erscheinen.)

Die Drei Damen
(drohen und rufen zugleich)
Papageno!

Papageno
Aha! Das geht mich an. – Sieh dich um, Freund!

Tamino
Wer sind diese Damen?

Papageno
Wer sie eigentlich sind, weiß ich selbst nicht. –
Ich weiß nur so viel,
daß sie mir täglich meine Vögel abnehmen
und mir dafür Wein,
Zuckerbrot und süße Feigen bringen.

Tamino
Sie sind vermutlich sehr schön?

Papageno
Ich denke nicht!
Denn wenn sie schön wären,
würden sie ihre Gesichter nicht bedecken.

Die Drei Damen
(drohend)
Papageno!

Papageno
Sei still!
Sie drohen mir schon. –
Du fragst, ob sie schön sind,
und ich kann dir darauf nichts antworten,
als daß ich in meinem Leben
nichts Reizenderes sah. –
Jetzt werden sie bald wieder gut werden.

Die Drei Damen
(drohend)
Papageno!

Papageno
Was muß ich denn heute verbrochen haben,
daß sie gar so aufgebracht wider mich sind? –
Hier, meine Schönen, übergeb’ ich meine Vögel.

Erste Dame
(reicht ihm eine schöne Bouteille Wasser)
Dafür schickt dir unsre Fürstin heute zum
ersten Mal statt Wein reines, helles Wasser.

Zweite Dame
Und mir befahl sie,
daß ich statt Zuckerbrot diesen
Stein dir überbringen soll. –
Ich wünsche, daß er dir wohl bekommen möge.

Papageno
Was? Steine soll ich fressen?

Dritte Dame
Und statt der süßen Feigen hab’ ich die Ehre,
dir dies goldene Schloß
vor den Mund zu schlagen.
(Sie schlägt ihm das Schloß vor. Papageno
zeigt seinen Schmerz durch Gebärden.)


Erste Dame
Du willst vermutlich wissen,
warum die Fürstin dich heute
so wunderbar bestraft?
(Papageno bejaht es.)

Zweite Dame
Damit du künftig nie mehr Fremde
belügst.

Dritte Dame
Und daß du nie dich der Heldentaten rühmst,
die andre vollzogen.

Erste Dame
Sag an! Hast du diese Schlange bekämpft?
(Papageno deutet nein.)

Zweite Dame
Wer denn also?
(Papageno deutet, er wisse es nicht.)

Dritte Dame
Wir waren’s, Jüngling, die dich befreiten.
– Zittre nicht!
Dich erwartet Freude und Entzücken. –
Hier, dies Gemälde schickt dir die große Fürstin;
es ist das Bildnis ihrer Tochter. –
Findest du, sagte sie,
daß diese Züge dir nicht gleichgültig sind,
dann ist Glück,
Ehr’ und Ruhm dein Los. –
Auf Wiedersehen!
(geht ab)

Zweite Dame
Adieu, Monsieur Papageno!
(geht ab)

Erste Dame
Fein nicht zu hastig getrunken!
(geht lachend ab)

(Papageno hat immer sein stummes Spiel gehabt.
Tamino ist gleich bei Empfang des Bildnisses
aufmerksam geworden; seine Liebe nimmt zu, ob er
gleich für alle diese Reden taub schien.)

 
N°3 : Air

Tamino
Ce portrait est un ravissement
comme nul n’en vit jamais de pareil !
Je le sens, devant cette image divine,
mon cœur connaît une émotion nouvelle.
Quelle est-elle ? En vérité, je ne sais,
mais je la sens ici comme un feu me dévorer.
Serait-ce l’amour ?
Oui, oui, ce ne peut être que lui.
Ah ! si je pouvais trouver l’objet de ce portrait !
si elle se tenait là soudain devant mes yeux,
je ferais... je ferais... tendrement, chastement,
oui, que ferais-je ?
Eh bien ! je la ravirais,
je l’étreindrais contre mon cœur brûlant
et elle serait mienne alors pour toujours.

(Il est sur le point de se retirer lorsque les Dames
reviennent, annonçant l’arrivée de leur Reine. Elle
a observé les émotions de Tamino et lui ordonne
de sauver sa fille de la captivité dans laquelle la
tient Sarastro, Grand Prêtre d’Isis et d’Osiris. Il fait
nuit ; la Reine paraît, semblant sortir des
montagnes, tandis que gronde le tonnerre et
luisent les éclairs.)

 
Nr. 3: Arie

Tamino
Dies Bildnis ist bezaubernd schön,
wie noch kein Auge je geseh’n.
Ich fühl’ es, wie dies Götterbild
mein Herz mit neuer Regung füllt.
Dies Etwas kann ich zwar nicht nennen,
doch fühl’ ich’s hier wie Feuer brennen;
soll die Empfindung Liebe sein?
Ja, ja, die Liebe ist’s allein.
O wenn ich sie nur finden könnte!
O wenn sie doch schon vor mir stünde!
Ich würde – würde – warm und rein –
was würde ich?
Ich würde sie voll Entzücken
an diesen heißen Busen drücken,
und ewig wäre sie dann mein!

(will ab)

(Die drei Damen kommen zurück.)

Erste Dame
Rüste dich mit Mut und Standhaftigkeit,
schöner Jüngling! –
Die Fürstin –

Zweite Dame
hat mir aufgetragen, dir zu sagen –

Dritte Dame
daß der Weg zu deinem künftigen
Glücke nunmehr gebahnt sei.

Erste Dame
Sie hat jedes deiner Worte gehört,
so du sprachst; –
sie hat –

Zweite Dame
jeden Zug in deinem Gesichte gelesen. –
Ja, noch mehr, ihr mütterliches Herz –

Dritte Dame
hat beschlossen, dich ganz glücklich zu machen. –
„Hat dieser Jüngling“, sprach sie,
„auch so viel Mut und Tapferkeit,
als er zärtlich ist,
o so ist meine Tochter ganz gewiß gerettet.“

Tamino
Gerettet? O ewige Dunkelheit!
Was hör’ ich? –
Das Original? –

Erste Dame
Hat ein mächtiger,
böser Dämon ihr entrissen.

Tamino
Entrissen? –
O ihr Götter!
Sagt, wie konnte das geschehen?

Erste Dame
Sie saß an einem schönen Maientage ganz allein
in dem alles belebenden Zypressenwäldchen,
welches immer ihr Lieblingsaufenthalt war. –
Der Bösewicht schlich unbemerkt hinein –

Zweite Dame
belauschte sie, und –

Dritte Dame
er hat nebst seinem bösen Herzen auch
noch die Macht,
sich in jede erdenkliche Gestalt zu verwandeln;
auf solche Weise hat er auch Pamina –

Erste Dame
Dies ist der Name der königlichen Tochter,
so Ihr anbetet.

Tamino
O Pamina! Du mir entrissen –
du in der Gewalt eines üppigen Bösewichts! –
Bist vielleicht in diesem Augenblicke –
schrecklicher Gedanke!

Die Drei Damen
Schweig, Jüngling!

Erste Dame
Lästere der holden Schönheit Tugend nicht! –
Trotz aller Pein, so die Unschuld duldet,
ist sie sich immer gleich. –
Weder Zwang noch Schmeichelei ist vermögend,
sie zum Wege des Lasters zu verführen.

Tamino
O sagt, Mädchen, sagt,
wo ist des Tyrannen Aufenthalt?

Zweite Dame
Sehr nahe an unsern Bergen lebt er in
einem angenehmen und reizenden Tale. –
Seine Burg ist prachtvoll und sorgsam bewacht.

Tamino
Kommt, Mädchen!
Führt mich! –
Pamina sei gerettet! –
Der Bösewicht falle von meinem Arm;
das schwör’ ich bei meiner Liebe,
bei meinem Herzen!
(Sogleich wird ein heftig
erschütternder Akkord mit Musik
gehört.)

Ihr Götter! Was ist das?

Die Drei Damen
Fasse dich!

Erste Dame
Es verkündigt die Ankunft unserer Königin.
(Donner)

Die Drei Damen
Sie kommt!
(Donner)
Sie kommt!
(Donner)
Sie kommt!

(Die Berge teilen sich auseinander, und das
Theater verwandelt sich in ein prächtiges Gemach.
Die Königin sitzt auf einem Thron, welcher mit
transparenten Sternen geziert ist.)

 
N°4 : Récitatif et air

La Reine
Ne tremble pas, mon fils chéri !
Tu es pur, sage et bon.
Un jeune homme tel que toi
saura consoler ce douloureux cœur de mère.
J’ai été condamnée à souffrir
quand ma fille me fut ravie.
Avec elle tout mon bonheur est perdu.
Un scélérat l’a enlevée.
Je la vois encore trembler,
je vois son agitation apeurée,
son anxiété, son effroi
et ses timides efforts !
Il a fallu qu’on l’enlève sous mes yeux.
« Ah ! aidez-moi !» fut tout ce qu’elle dit,
mais ses plaintes étaient vaines,
car j’étais impuissante à l’aider.
Tu iras la délivrer,
tu sauveras ma fille,
et si je te vois vainqueur,
alors elle sera tienne pour toujours !

(Elle disparaît, suivie de ses Dames, tandis que le
tonnerre gronde encore. La scène s’éclaircit à
nouveau et Tamino, très étonné, est sur le point de
partir lorsque Papageno revient, lui montrant
tristement le cadenas qui lui clôt les lèvres.)

 
Nr. 4: Rezitativ und Arie

Königin
O zitt’re nicht, mein lieber Sohn,
du bist unschuldig, weise, fromm –
Ein Jüngling so wie du, vermag am besten,
das tiefbetrübte Mutterherz zu trösten. –
Zum Leiden bin ich auserkoren,
denn meine Tochter fehlet mir.
Durch sie ging all mein Glück verloren,
ein Bösewicht entfloh mit ihr.
Noch seh’ ich ihr Zittern
mit bangem Erschüttern,
ihr ängstliches Beben,
ihr schüchternes Streben.
Ich mußte sie mir rauben sehen,
ach helft!, war alles was sie sprach –
allein vergebens war ihr Flehen,
denn meine Hilfe war zu schwach.
Du wirst sie zu befreien gehen,
du wirst der Tochter Retter sein.
Und werd’ ich dich als Sieger sehen,
so sei sie dann auf ewig dein.

(Mit den drei Damen ab.)

(Das Theater verwandelt sich wieder
so, wie es vorher war.)


Tamino
(nach einer Pause)
Ist’s denn auch Wirklichkeit, was ich sah?
Oder betäubten mich meine Sinne? –
O ihr guten Götter, täuscht mich nicht!
Oder ich unterliege eurer Prüfung. –
Schützet meinen Arm, stählt meinen Mut,
und Taminos Herz wird ewigen
Dank euch entgegenschlagen.
(Er will gehen, Papageno tritt ihm in den Weg.)
 
N°5 : Quintette

Papageno
(montre tristement le cadenas)
Hem ! hem ! hem ! hem !

Tamino
Le pauvre diable peut bien parler
de punition car le voilà muet !

Papageno
Hem ! hem ! hem ! hem !

Tamino
Je ne peux rien pour toi, sinon te plaindre,
car je ne suis pas de force à t’aider !

Première Dame
La Reine a pitié de toi et te
fait grâce de ta punition. –
(lui retire le cadenas de la bouche)
 
Nr. 5: Quintett

Papageno
(deutet traurig auf sein Schloß am Mund)
Hm! hm! hm! hm!

Tamino
Der Arme kann von Strafe sagen,
denn seine Sprache ist dahin!

Papageno
Hm! hm! hm! hm!

Tamino
Ich kann nichts tun, als dich beklagen,
weil ich zu schwach zu helfen bin!

Erste Dame
Die Königin begnadigt dich,
entläßt die Strafe dir durch mich. –
(nimmt ihm das Schloß vom Mund weg)
 
Papageno
Maintenant Papageno peut de nouveau parler !

Deuxième Dame
Parle si tu veux, mais ne mens plus !

Papageno
Je ne mentirai plus jamais, non, non !

Les Dames
Que ce cadenas te serve de leçon !

Papageno
Ce cadenas me servira de leçon !

Tous
Si tous les menteurs du monde avaient
un tel cadenas sur les lèvres,
au lieu de haine, calomnie et rancœur
régneraient l’amour et la fraternité.

Première Dame
Prince, accepte ce présent,
notre Reine te l’envoie.
(Elle donne à Tamino une flûte d’or.)
Cette flûte enchantée te protégera
et contre mauvaise fortune te soutiendra.

Les Dames
Avec cette flûte, tu seras puissant,
tu pourras changer les passions humaines ;
le mélancolique deviendra joyeux
et le vieux garçon connaîtra l’amour.
 
Papageno
Nun plaudert Papageno wieder!

Zweite Dame
Ja, plaud’re – lüge nur nicht wieder!

Papageno
Ich lüge nimmermehr, nein, nein!

Die Damen
Dies Schloß soll deine Warnung sein!

Papageno
Dies Schloß soll meine Warnung sein!

Alle
Bekämen doch die Lügner alle
ein solches Schloß vor ihren Mund:
Statt Haß, Verleumdung, schwarzer Galle
bestünde Lieb’ und Bruderbund!

Erste Dame
O Prinz, nimm dies Geschenk von mir,
dies sendet uns’re Fürstin dir.
(gibt ihm eine goldene Flöte)
Die Zauberflöte wird dich schützen,
im größten Unglück unterstützen.

Die Damen
Hiermit kannst du allmächtig handeln,
der Menschen Leidenschaft verwandeln,
der Traurige wird freudig sein,
den Hagestolz nimmt Liebe ein.
 
Tous
Ainsi une simple flûte
vaut plus qu’or et couronnes,
car grâce à elle s’accroissent
les joies et les plaisirs humains.

Papageno
Et maintenant, belles dames, puis-je me retirer ?
Alors j’ai bien l’honneur de vous saluer.

Les Dames
Tu peux, bien sûr, te retirer,
mais notre Reine a décidé
qu’avec le prince et sans tarder
tu devais te hâter au palais de Sarastro.

Papageno
Non ! je vous remercie bien !
De votre propre aveu, je le sais,
Sarastro est pareil au tigre sauvage ;
sûrement, sans la moindre pitié,
il me ferait plumer, rôtir puis
donner aux chiens !

Les Dames
Le prince te protègera, aie confiance en lui seul,
ainsi tu seras son serviteur.

Papageno
(à part)
Que le diable emporte le prince.
Ma vie m’est précieuse ;
mais voilà que, pour l’honneur,
elle s’enfuit de moi comme un voleur. –

Première Dame
(donne à Papageno un petit carillon)
Tiens, prends ce bijou, il est à toi.
 
Alle
O! so eine Flöte ist mehr
als Gold und Kronen wert,
denn durch sie wird Menschenglück
und Zufriedenheit vermehrt.

Papageno
Nun ihr schönen Frauenzimmer,
darf ich? So empfehl’ ich mich.

Die Damen
Dich empfehlen kannst du immer,
doch bestimmt die Fürstin dich,
mit dem Prinzen ohn’ Verweilen
nach Sarastros Burg zu eilen.

Papageno
Nein dafür bedank’ ich mich.
Von euch selbsten hörte ich,
daß er wie ein Tigertier.
Sicher ließ’ ohn’ alle Gnaden
mich Sarastro rupfen, braten,
setzte mich den Hunden für.

Die Damen
Dich schützt der Prinz, trau ihm allein,
dafür sollst du sein Diener sein.

Papageno
(für sich)
Daß doch der Prinz beim Teufel wäre.
Mein Leben ist mir lieb.
Am Ende schleicht, bei meiner Ehre,
er von mir wie ein Dieb. –

Erste Dame
(gibt ihm ein stählernes Gelächter)
Hier, nimm dies Kleinod, es ist dein.
 
Papageno
Ah ! ah ! mais qu’est-ce donc ?

Les Dames
Tu peux y entendre sonner des clochettes.

Papageno
Et pourrai-je les faire jouer aussi ?

Les Dames
Oh bien sûr ! oui, oui, bien sûr !

Tous
Des clochettes d’argent, une flûte enchantée
à votre/notre protection sont utiles !
Adieu, nous partons,
adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons.
(Tous s’apprêtent à sortir.)

Tamino
Mais, belles Dames, dites-nous...

Papageno
... comment trouver ce palais ? –

Tamino et Papageno
... comment trouver ce palais ?

Les Dames
Trois jeunes garçons, beaux, doux et sages,
vous apparaîtront au cours de votre voyage.
Ils seront vos guides ;
suivez leurs conseils et nul autre.
Papageno
Ei! ei! was mag darinnen sein? –

Die Damen
Darinnen hörst du Glöckchen tönen!

Papageno
Werd’ ich sie auch wohl spielen können?

Die Damen
O ganz gewiß! ja ja gewiß!

Alle
Silberglöckchen, Zauberflöten
sind zu eurem/unserm Schutz vonnöten!
Lebet wohl! wir wollen gehn!
Lebet wohl – auf Wiedersehn!
(Alle wollen gehen.)

Tamino
Doch schöne Damen saget an ...

Papageno
... wo man die Burg wohl finden kann? –

Tamino und Papageno
... wo man die Burg wohl finden kann?

Die Damen
Drei Knäbchen, jung, schön, hold und weise
umschweben euch auf eurer Reise.
Sie werden eure Führer sein,
folgt ihrem Rate ganz allein.
 
Tamino et Papageno
Trois jeunes garçons, beaux, doux et sages
nous apparaîtront au cours de notre voyage. –

Les Dames
Ils seront vos guides ;
suivez leurs conseils et nul autre.

Tamino et Papageno
Adieu, nous partons,
adieu, adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons !

Tous
Adieu, nous partons,
adieu, adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons !

(Changement de décor : une salle resplendissante
de style égyptien.)


(Deux esclaves apportent de riches coussins ainsi
qu’une table basse et des tapis. Monostatos entre
avec Pamina qui est traînée dans la pièce par des
esclaves.)

 
Tamino und Papageno
Drei Knäbchen, jung, schön, hold und weise
umschweben uns auf uns’rer Reise? –

Die Damen
Sie werden eure Führer sein,
folgt ihrem Rate ganz allein.

Tamino und Papageno
So lebet wohl! wir wollen gehn;
lebt wohl, lebt wohl, auf Wiedersehn!

Alle
So lebet wohl! wir wollen gehn!
lebt wohl, lebt wohl, auf Wiedersehn!

(Verwandlung: ein prächtiges Zimmer in
ägyptischem Stil.)


(Zwei Sklaven tragen schöne Polster nebst einem
prächtigen türkischen Tisch heraus und breiten
Teppiche aus; sodann kommt der dritte Sklave.)


Dritter Sklave
Ha, ha, ha!

Erster Sklave
Pst, pst!

Zweiter Sklave
Was soll denn das Lachen?

Dritter Sklave
Unser Peiniger, der alles belauschende Mohr,
wird morgen sicherlich gehangen oder gespießt. –
Pamina! – Ha, ha, ha!

Erster Sklave
Nun?

Dritter Sklave
Das reizende Mädchen! – Ha, ha, ha!

Zweiter Sklave
Nun?

Dritter Sklave
Ist entsprungen.

Erster und Zweiter Sklave
Entsprungen?

Erster Sklave
Und sie entkam?

Dritter Sklave
Unfehlbar! –
Wenigstens ist’s mein wahrer Wunsch.

Erster Sklave
O Dank euch, ihr guten Götter!
Ihr habt meine Bitte erhört.

Dritter Sklave
Sagt’ ich euch nicht immer,
es wird doch ein Tag für uns scheinen,
wo wir gerochen
und der schwarze Monostatos bestraft werden wird?

Zweiter Sklave
Was spricht nun der Mohr zu der Geschichte?

Erster Sklave
Er weiß doch davon?

Dritter Sklave
Natürlich!
Sie entlief vor seinen Augen. –
Wie mir einige Brüder erzählten,
die im Garten arbeiteten und von weitem sahen
und hörten, so ist der Mohr nicht mehr zu retten,
auch wenn Pamina von Sarastros
Gefolge wieder eingebracht würde.

Erster und Zweiter Sklave
Wieso?

Dritter Sklave
Du kennst ja den üppigen Wanst und seine Weise;
das Mädchen aber war klüger, als ich dachte. –
In dem Augenblicke, da er zu siegen glaubte,
rief sie Sarastros Namen:
das erschütterte den Mohren;
er blieb stumm und unbeweglich stehen –
indes lief Pamina nach dem Kanal
und schiffte von selbst in einer
Gondel dem Palmwäldchen zu.

Erster Sklave
O wie wird das schüchterne Reh mit Todesangst
dem Palaste ihrer zärtlichen Mutter zueilen!

Monostatos
(von innen)
He, Sklaven!

Erster Sklave
Monostatos’ Stimme!

Monostatos
(von innen)
He, Sklaven! Schafft Fesseln herbei!

Die Drei Sklaven
Fesseln?

Erster Sklave
(läuft zur Seitentüre)
Doch nicht für Pamina?
O ihr Götter!
Da seht, Brüder, das Mädchen ist gefangen.

Zweiter und Dritter Sklave
Pamina? – Schrecklicher Anblick!

Erster Sklave
Seht, wie der unbarmherzige Teufel
sie bei ihren zarten Händchen faßt. –
Das halt’ ich nicht aus.
(geht auf die andere Seite ab)

Zweiter Sklave
Ich noch weniger.
(auch dort ab)

Dritter Sklave
So was sehen zu müssen,
ist Höllenmarter.
(ab)

(Monostatos tritt herein, gefolgt von Pamina,
die von Sklaven hereingeführt wird.)


 
N°6 : Trio

Monostatos
Entre donc, ma gentille colombe !

Pamina
Ah quelle torture, quelle souffrance !

Monostatos
C’en est fait de ta vie.
 
Nr. 6: Terzett

Monostatos
Du feines Täubchen, nur herein.

Pamina
O welche Marter, welche Pein!

Monostatos
Verloren ist dein Leben.
 
Pamina
La mort ne m’effraye pas,
je n’ai de peine que pour ma mère,
elle en mourra de chagrin assurément.

Monostatos
Eh ! mes esclaves ! enchaînez-la ;
ma haine sera ta perte !
(Ils lui mettent les fers.)

Pamina
Ah ! laisse-moi plutôt mourir,
puisque rien, barbare ne peut te toucher.
(Elle tombe évanouie sur le sofa.)

Monostatos
Et maintenant sortez !
Laissez-moi seul avec elle.
(Les esclaves se hâtent de sortir de la pièce.
Dehors, près de la fenêtre, Papageno passe inaperçu.)


Papageno
Où suis-je donc ? Où puis-je bien être ?
Ah ! voilà du monde ! Hardi, je rentre.
(Il rentre.)
Ah ! belle et charmante jeune fille,
plus blanche même que la craie...
(Monostatos et Papageno s’aperçoivent, et chacun
s’effraie de la présence de l’autre..)


Papageno et Monostatos
Hou – – voici – le diable assurément.
Aie pitié ! – épargne-moi – Hou – Hou –

(Ils s’enfuient chacun d’un côté. Tandis que
Pamina reprend connaissance, Papageno revient
sur ses pas et la reconnaît. Il lui dit qu’un beau
prince l’aime et que sa mère a envoyé celui-ci pour
la délivrer. Pamina est heureuse, mais elle
s’apitoie alors sur le sort de l’oiseleur qui n’a pas
encore trouvé d’épouse.)

 
Pamina
Der Tod macht mich nicht beben;
nur meine Mutter dauert mich,
sie stirbt vor Gram ganz sicherlich.

Monostatos
He, Sklaven, legt ihr Fesseln an;
mein Haß soll dich verderben!
(Sie legen ihr Fesseln an.)

Pamina
O laß mich lieber sterben,
weil nichts, Barbar! dich rühren kann.
(sinkt in Ohnmacht auf ein Sofa)

Monostatos
Nun fort! Nun fort!
Laßt mich bei ihr allein.
(Die Sklaven gehen ab. Papageno am Fenster von
außen, ohne gleich gesehen zu werden.)


Papageno
Wo bin ich wohl?! wo mag ich sein?
Aha, da find’ ich Leute, gewagt; ich geh’ hinein.
(geht hinein)
Schön Mädchen jung und rein,
viel weißer noch als Kreide...
(Monostatos und Papageno sehen sich, –
erschrickt einer über den andern.)


Papageno und Monostatos
Hu – – das ist – der Teufel sicherlich.
Hab Mitleid – verschone mich – Hu – Hu –

(Beide laufen ab.)

Pamina
(spricht wie im Traum)
Mutter – Mutter – Mutter!
(Sie erholt sich, sieht sich um.)
Wie? – Noch schlägt dieses Herz? –
Noch nicht vernichtet? –
Zu neuen Qualen erwacht? –
O, das ist hart, sehr hart! –
Mir bitterer als der Tod.

(Papageno kommt zurück.)

Papageno
Bin ich nicht ein Narr,
daß ich mich schrecken ließ? –
Es gibt ja schwarze Vögel in der Welt,
warum denn nicht auch schwarze Menschen? –
Ah, sieh da!
Hier ist das schöne Fräuleinbild noch. –
Du Tochter der nächtlichen Königin!

Pamina
Nächtliche Königin? – Wer bist du?

Papageno
Ein Abgesandter der sternflammenden Königin.

Pamina
(freudig)
Meiner Mutter? – O Wonne! – Dein Name?

Papageno
Papageno!

Pamina
Papageno? –
Papageno –
ich erinnere mich, den Namen oft gehört zu haben,
dich selbst aber sah ich nie.

Papageno
Ich dich ebensowenig.

Pamina
Du kennst also meine gute, zärtliche Mutter?

Papageno
Wenn du die Tochter
der nächtlichen Königin bist –
ja!

Pamina
O, ich bin es.

Papageno
Das will ich gleich erkennen.
(Er sieht das Porträt an, welches der
Prinz zuvor empfangen und Papageno nun an
einem Bande am Halse trägt.)

Die Augen schwarz –
richtig, schwarz. –
Die Lippen rot –
richtig, rot. –
Blonde Haare –
blonde Haare. –
Alles trifft ein, bis auf Händ’ und Füße. –
Nach dem Gemälde zu schließen,
sollst du weder Hände noch Füße haben;
denn hier sind auch keine angezeigt.

Pamina
Erlaube mir –
Ja, ich bin’s! –
Wie kam es in deine Hände?

Papageno
Dir das zu erzählen, wäre zu weitläufig;
es kam von Hand zu Hand.

Pamina
Wie kam es in die deinige?

Papageno
Auf eine wunderbare Art. – Ich habe es gefangen.

Pamina
Gefangen?

Papageno
Ich muß dir das umständlicher erzählen. –
Ich kam heute früh
wie gewöhnlich zu deiner Mutter
Palast mit meiner Lieferung.

Pamina
Lieferung?

Papageno
Ja, ich liefere deiner Mutter
und ihren Jungfrauen schon seit vielen Jahren
alle die schönen Vögel in den Palast. –
Eben als ich im Begriff war,
meine Vögel abzugeben,
sah ich einen Menschen vor mir,
der sich Prinz nennen läßt. –
Dieser Prinz hat deine Mutter so eingenommen,
daß sie ihm dein Bildnis schenkte und ihm befahl,
dich zu befreien. –
Sein Entschluß war so schnell
als seine Liebe zu dir.

Pamina
(freudig)
Liebe? Er liebt mich also?
O sage mir das noch einmal,
ich höre das Wort Liebe gar zu gerne.

Papageno
Das glaube ich dir, ohne zu schwören;
bist ja ein Fräuleinbild. –
Wo blieb ich denn?

Pamina
Bei der Liebe.

Papageno
Richtig, bei der Liebe! –
Das nenn’ ich Gedächtnis haben! –
Kurz also, diese große Liebe zu dir war der
Peitschenstreich,
um unsre Füße in schnellen Gang zu bringen;
nun sind wir hier,
dir tausend schöne und angenehme Sachen zu sagen,
dich in unsre Arme zu nehmen und,
wenn es möglich ist, ebenso schnell,
wo nicht schneller als hierher,
in den Palast deiner Mutter zu eilen.

Pamina
Das ist alles sehr schön gesagt; aber,
lieber Freund,
wenn der unbekannte Jüngling oder Prinz,
wie er sich nennt, Liebe für mich fühlt,
warum säumt er so lange,
mich von meinen Fesseln zu befreien?

Papageno
Da steckt eben der Haken. –
Wie wir von den Jungfrauen Abschied nahmen,
so sagten sie uns,
drei holde Knaben würden unsre Wegweiser sein,
sie würden uns belehren,
wie und auf was Art wir handeln sollen.

Pamina
Sie lehrten euch?

Papageno
Nichts lehrten sie uns,
denn wir haben keinen gesehen. –
Zur Sicherheit also war der Prinz so fein,
mich vorauszuschicken,
um dir unsre Ankunft anzukündigen.

Pamina
Freund, du hast viel gewagt! –
Wenn Sarastro dich hier erblicken sollte –

Papageno
So wird mir meine Rückreise erspart –
das kann ich mir denken.

Pamina
Dein martervoller Tod würde ohne Grenzen sein.

Papageno
Um diesem auszuweichen,
so gehen wir lieber beizeiten.

Pamina
Wie hoch mag wohl die Sonne sein?

Papageno
Bald gegen Mittag.

Pamina
So haben wir keine Minute zu versäumen. –
Um diese Zeit kommt Sarastro
gewöhnlich von der Jagd zurück.

Papageno
Sarastro ist also nicht zu Hause? – Pah!
Da haben wir gewonnenes Spiel! –
Komm, schönes Fräuleinbild!
Du wirst Augen machen,
wenn du den schönen Jüngling erblickst.

Pamina
Wohl denn, es sei gewagt!
(Sie gehen, Pamina kehrt um.)
Aber wenn dies ein Fallstrick wäre? –
Wenn dieser nun ein böser Geist
von Sarastros Gefolge wäre?
(sieht ihn bedenklich an)

Papageno
Ich ein böser Geist? –
Wo denkt Ihr hin, Fräuleinbild? –
Ich bin der beste Geist von der Welt.

Pamina
Doch nein; das Bild hier überzeugt mich,
daß ich nicht getäuscht bin;
es kommt von den Händen
meiner zärtlichsten Mutter.

Papageno
Schön’s Fräuleinbild,
wenn dir wieder ein
so böser Verdacht aufsteigen sollte,
daß ich dich betrügen wollte,
so denke nur fleißig an die Liebe,
und jeder böse Argwohn wird schwinden.

Pamina
Freund, vergib, vergib, wenn ich dich beleidigte!
Du hast ein gefühlvolles Herz,
das sehe ich in jedem deiner Züge.

Papageno
Ach, freilich hab’ ich ein gefühlvolles Herz! –
Aber was nützt mich das alles? –
Ich möchte mir oft alle meine Federn ausrupfen,
wenn ich bedenke,
daß Papageno noch keine Papagena hat.

Pamina
Armer Mann! Du hast also noch kein Weib?

Papageno
Nicht einmal ein Mädchen, viel weniger ein Weib! –
Ja, das ist betrübt! –
Und unsereiner hat
doch auch bisweilen seine lustigen Stunden,
wo man gern gesellschaftliche
Unterhaltung haben möcht’.

Pamina
Geduld, Freund!
Der Himmel wird auch für dich sorgen;
er wird dir eine Freundin schicken,
ehe du dir’s vermutest.

Papageno
Wenn er’s nur bald schickte!
 
translated by Arlette de Grouchy
 
libretto by Emanuel Schikaneder
 
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